Blog qui se veut mon antre d'articles, de commentaires, de pensées, de réflexions autour de ce que je fais de mieux dans ma vie professionnelle : écrire, décrire, analyser. Sur les gays, sur le retour de l'ordre moral, sur le sida, français et étranger, se veut un relais, en espérant que les gays se remobilisent.

mardi, mai 24, 2005

A quand un nouveau travail?

C'est la question que je me pose tous les jours : to be or not to be. Je voudrais bien changer de travail mais en même temps, je souhaite rester puisque j'y trouve mon compte.
Donc, après réflexion, c'est l'argument de l'évolution - de carrière - qui prime. Il va falloir que je regarde autour de moi ce qui peut changer, s'améliorer et où je pourrai m'intégrer.

I need it so badly.

vendredi, mai 20, 2005

La nouvelle guerre culturelle Est - Ouest selon certains

A entendre certaines réactions au final de l'Eurovision - 50 ans déjà! - de ce soir, certains pays fidèlel de la première heures n'y sont même plus représentés. Ces pays qui ont créé une véritable culture d'Eurovision que nous avons tous encore n'y sont pas.
C'est tous les pays de l'Est qui y sont.

Décidemment, y a plus de culture kitsch. Et je suis triste.

jeudi, mai 19, 2005

Une autre raison pour voter non

"Het Hooggerechtshof van Chili heeft een vonnis van een lagere rechtbank bevestigd dat het hoederecht van een lesbische moeder ontnam over haar dochters. Ze mag haar kinderen nog één weekend per maand zien.

De rechtbank oordeelde dat Karen Atala's lesbische geaardheid een negatieve invloed kan hebben op de ontwikkeling van haar kinderen en verwarring kan zaaien over de seksuele rollen.
Atala ging in beroep tegen de uitspraak van de lagere rechtbank en stapte naar het Hooggerechtshof met de hulp van een mensenrechten-organisatie. Zij beschuldigden Chili van flagrante discriminatie.

Het Chileense Hooggerechtshof bevestigde de eerdere uitspraak, maar gaf geen uitleg. Wel liet de rechtbank weten dat ze een geschreven verklaring gaat overmaken aan de regering."


C'est exactement ce qui m'est arrivé aujourd'hui par téléphone : une famille, un emère dont on va en lever l'enfant.

De temps en temps, je fais des traductions directe pour des personnes ne maîtrisant pas le français. J'ai reçu aujourd'hui un appel d'une assistante sociale qui reçoit une famille estonnienne, apparemment pour la deuxième fois, avec cette différence qu'aujourd'hui, l'Estonie fait partie de l'Europe et qu'en 2003, cette famille ( = homme, femme et enfant) ne peut plus avoir recours à une demande d'asile.

Que dire? Si ce n'est que je hais les assistantes sociales et leurs manières saintes nitouches de résoudre un problème. Culpabiliser et moraliser semblent être écrits dans leur profil de poste, et surtout, surtout, ne soyez pas sensible à ce que vous voyez puisque ce que vous voyez, n'est pas la réalité.

Bref, cette famille - épuisée, expilsée, rejetée de partout et ne demandant pas plus qu'un simple geste humanitaire, humain.. - venue dans une ville française ne demande que de l'aide puisque dans leur pays, l'Estonie donc, les prix sont élevés et la corruption et la criminalité, y compris par le gouvernement, est toujours aussi existant.

La seule réponse que cette assistante sociale a - je n'en veux pas à la personne, mais au système, et puis merde! si cette assostante était un peu plus intelligente et humaine, elle aurait fait des choses pour cette famille - "je vais voir avec mon chef, mais ça ne va pas être possible. Y en a marre des gens qui viennent de l'Est chez nous. Cette famille ne doit pas croire qu'elle a tous les droits. Loin de là. Le seul droit qu'elle a, c'est de pouvoir circuler librement. S'il est veut s'installer en France, elle n'a qu'à le faire par ses propres moyens".

Et puis... et puis, cette même assistante sociale menace la mère de famille d'enlever son bébé pour raison : enfant en danger (l'enfant est né en France).

ça aussi c'est Gaywatch... et Gaywatch c'est résolulement "NON!" à cette Europe.

Bonne nuit

mercredi, mai 18, 2005

Ce n'est plus du bareback dont il s'agit

Hier soir, je me suis rendu à l'exposition/vernissage de Bass Pression React
"Une pétition photographique... pour un monde meilleur", on a un aperçu de l'engagement, du politique au porn star, en passant par le monde de la pop et du cinéma.
En revanche, peu de monde associatif, aucun représentant des grands dinosaures de la lutte contre le sida. L'homophobie, c'est aussi leur combat, non?

Après, je suis allé boire un verre au Cox, style pour me mettre un peu dans le bain pour quelque chose que j'ai presque oublié : sortir comme c'est pas possible et regarder les beaux garçons. Une affiche collée au fond du bar m'apprend qu'ils ont des soucis avec les voisinage, ces méchantes associations défendant l'integrité de leur quartier. En gros, on reproche au Cox de bloquer le trottoir tous les soirs, ce qui entraîne nuisances sonores et impossibilité de passer, disons de l'Open au BHV sans emprunter la rue.
Ces associations n'ont pas tort, mais je pense sincèrement qu'il y a beaucoup de mauvaise foi dans leur propos. Et puis, que dire de ces hétéros banlieusards qui squattent pendant plus de 15 heures les grands boulevards pour aller voir Star Wars au Rex? Les grands boulevards est un quartier comme le Marais, non? Quelqu'un a déjà porté plainte contre le Rex quand nous aussi on ne peut pas passer et que l'on doit emprunter le grand boulevard?
Enfin, il est écrit sur cette affiche qu'une rencontre est prévue à la Mairie entre le Cox et les membres de ces associations je ne sais plus quelle date et que ceux qui habitent le quartier sont invités à venbir défendre le Cox... sous peine de fermeture?

Au delà de "ce fait divers", cela en dit long sur l'impossibilité à Paris tout comme en France de dialoguer, de s'entendre, de se comprendre et qui dégénèrent en des véritables combats truffés d'insultes et de haine. C'est pour dire que cette société française est malade, xenophobe on le savait déjà, aujourd'hui on y rajoute l'homophobie.

Je vous le dis, la France est malade. Et si elle ne fait pas attention, elle s'isole de plus en plus dans le monde. Je ne parle pas du "Oui" ou du "Non, mais de ce climat de peur de l'autre qui, aujourd'hui encore par les lois Sarkozy et Perben, n'arrangent rien la sympathie que l'on peut avoir pour la France. Et en Europe il y a d'autres pays qui sont plus accueillants et qui ont une société qui évolue...

Bref, après avoir avalé un hamburger, je suis allé au Raidd Bar. Entre Music of the 80's et mec sous la douche, pas mal de monde, peu d'échanges avec les gens. Alors que le Cox s'était vidé vers 21h30, le Raidd Bar était bondé. Je vous le dis moi où il faut sortir...

Minuit... minuit vingt... corps rempli de gin orange (2), whisky coke (2), gin tonic (1!), bières (je ne compte plus), direction Le Transfert.

Neil l'américain d'une cinquantaine d'années, fasciné par ce lieu,fasciné aussi par les politiques françaises. Un irlandais fou de latex et qui le porte bien et me le montre bien!
Puis un mec de Sida Info Service que j'ai déjà vu baiser sans capote à multiples reprises.
Quelques verres m'aidant, je me rends dans la backroom. Un mec, deux mecs, puis quatre mecs. Et puis voilà, baise sans capote. Faut dire les choses comme elles sont : mecs en chaps, offrant son cul à l'un, puis à l'autre, puis encore un troisième pour revenir au premier, au deuxième et ainsi de suite. Tout cela sans capote.

J'ai essayé d'enculer aussi, avec capote, ça a été trois peut-être quatre coups, puis le mec a voulu retirer la caopte. J'ai refusé. Il n'a pas voulu continuer.

Ceci va au-delà du bareback. Ceci va au-delà du relapse. Ceci va au-delà de tout. Et mérite une étude plus approfondie.

J'ai parlé à un des "actifs" plus tard au bar, le "passif" n'étant pas disponible. Je lui ai demandé si cela ne le gênait pas de ne pas utiliser de capote. La réponse était "que chacun sait ce qu'il fait".

J'ai l'impression que nous sommes dans une impasse grave et à laquelle aucune association de lutte contre le sida a accès, tant qu'elles ne changent pas de stratégies et tant qu'elles ne s'intéressent pas à la vie des gays, leur sexualité, leurs pratiques sexuelles, leur santé sexuelle, leur désirs, leurs plaisirs, mais leurs backrooms.

On en reparlera.

mardi, mai 17, 2005

Gaywatch is

Bienvenue dans ces pages entièrement consacrées à la vie gay. Rien de mieux de le commencer ce jour du 17 mai 2005, première journée mondiale de lutte contre l'homophobie.

Ce sont mes premiers pas dans le monde des blogs, dans le but d'y consacrer un maximum de temps. Je me donne trois mois pour voir quelle direction ces pages vont prendre, en espérant que ces pages deviendront un véritable laboratoire d'idées pour et par des gays. Après cette "période d'essai", elles pourront devenir un véritable site d'échange d'information, d'alerte, d'opinion, de critiques.

Ces pages vont fonctionner avec des liens qui inspirent, qui injurent aussi, qui poussent à réagir, à commenter, à écrire. Elles parleront de nos vies, de nos sexualités, de notre santé, de ceux qui nous aiment pas, de ceux qui nous mettent dans les cases, de ceux qui nous soutiennent. Le moindre détail (une parole, une phrase, un écrit...) pourra être étalé ici par mes soins et par les vôtres.

Elles présentent des livres, des articles, des personnages.

Elles parleront d'expérience personnelle, elles laisseront des impressions, des questions.

Gaywatch, c'est l'alerte gay, puisque le retour d'une morale contre les gays est aux portes de nos vies. Gaywatch espère témoigner, faire part, informer. Pour vous et par vous.

Gaywatch, c'est de ne pas réduire les gays qu'au sida, c'est inclure le sida dans leur vie, c'est aussi la santé sexuelle.
C'est aussi nos vies de tous les jours, nos envies, nos lectures, nos styles sans en faire un Têtu bis.
C'est aussi nos conceptions de la vie, de la vie de couple, de nos familles, de nos amiEs. De nos associations.
C'est aussi parler de musique comme parler de porno.

Après sa période d'essai de trois mois, Gaywatch espère avoir recolté pas mal d'informations qui vont lui donner naissance et vont mieux le profiler.

A bientôt.