Blog qui se veut mon antre d'articles, de commentaires, de pensées, de réflexions autour de ce que je fais de mieux dans ma vie professionnelle : écrire, décrire, analyser. Sur les gays, sur le retour de l'ordre moral, sur le sida, français et étranger, se veut un relais, en espérant que les gays se remobilisent.

lundi, juillet 04, 2005

Comment ne pas oublier?

Très peu d'associations voire d'institutions délivrent le secret de leurs travaux ou de leurs stratégies, comme si les données recoltées étaient soumises à un secret de grande envergure. Pour mon premier message de tous les autres messages, il a fallu que je m'arrête aussi et que les données publiées dans e-llico, Têtu et autres soient une fois de plus visible ici, avec, je l'espère, des commentaires constructifs.

Estimation de la prévalence du VIH chez les homosexuels.
La prévalence du VIH chez les homosexels se situe entre 12 et 14% Ce qui faut retenir : l'analyse de plus de 6000 questionnaires validés, fait apparaître non seulement une augmentation des prises de risque avec des partenaires occasionnels, mais aussi une augmentation de leur fréquence :
- plus de 77% des répondants ont déclaré au moins un partenaire occasionnel au cours des douze derniers mois précédent l'enquête;
- 36% ont indiqué au moins une pénatration aale non protégée avec des partenaires occasionnels dans les douze derniers mois, soit une augmentation de 70% entre 1997 et 2004;
- 24% ont précisé pratiquer régulièrement des pénétrations anales non protégées avec des partenaires occasionnels soit une hausse de plus du double parrapport à 1997.

Par ailleurs, 33% des lecteurs de la presse gay indiquent au moins une pénétratin anale non protégée avec des partenaires occasionnels contre 44% pour les répondants d'internet.

Source : InVS


Bien que ces chiffres et ces commentaires soient très techniques, cela nous laisse toute de même avec une "tendance" franchement pas drôle.

Plusieures questions dans mon entourage se posent déjà : comment on va faire? Quid des directives de l'Etat afin de réduire les contaminations d'ici 2008? Comment ré-inventer la prévention? Quelle utilité de la charte? Qu'est-ce qu'un établissement safe? Pourquoi l'année 2005 s'appelle Grande Cause Nationale sida, alors qu'il ne se passe rien? Pourquoi les grandes associations de lutte contre le sida ne produisent plus rien? Pourquoi le seul moyen d'arrêter le sida, c'est vous, alors que ce sont les labos qui ont les seuls moyens d'arrêter le sida? Pourquoi donner tant d'importance au bareback, alors que le relapse se confirme tous les jours? Mais aussi : le CNS auditionne sur la question : "Faut-il poursuivre les contaminations volontaires qui existent" et qui publiera en juin "des recommandations sur la prévention et la responsabilisation"?

Tout cela est discuter, ici même. A échanger.