Hier soir, je me suis rendu à l'exposition/vernissage de
Bass Pression React"Une pétition photographique... pour un monde meilleur", on a un aperçu de l'engagement, du politique au porn star, en passant par le monde de la pop et du cinéma.
En revanche, peu de monde associatif, aucun représentant des grands dinosaures de la lutte contre le sida. L'homophobie, c'est aussi leur combat, non?
Après, je suis allé boire un verre au Cox, style pour me mettre un peu dans le bain pour quelque chose que j'ai presque oublié : sortir comme c'est pas possible et regarder les beaux garçons. Une affiche collée au fond du bar m'apprend qu'ils ont des soucis avec les voisinage, ces méchantes associations défendant l'integrité de leur quartier. En gros, on reproche au Cox de bloquer le trottoir tous les soirs, ce qui entraîne nuisances sonores et impossibilité de passer, disons de l'Open au BHV sans emprunter la rue.
Ces associations n'ont pas tort, mais je pense sincèrement qu'il y a beaucoup de mauvaise foi dans leur propos. Et puis, que dire de ces hétéros banlieusards qui squattent pendant plus de 15 heures les grands boulevards pour aller voir Star Wars au Rex? Les grands boulevards est un quartier comme le Marais, non? Quelqu'un a déjà porté plainte contre le Rex quand nous aussi on ne peut pas passer et que l'on doit emprunter le grand boulevard?
Enfin, il est écrit sur cette affiche qu'une rencontre est prévue à la Mairie entre le Cox et les membres de ces associations je ne sais plus quelle date et que ceux qui habitent le quartier sont invités à venbir défendre le Cox... sous peine de fermeture?
Au delà de "ce fait divers", cela en dit long sur l'impossibilité à Paris tout comme en France de dialoguer, de s'entendre, de se comprendre et qui dégénèrent en des véritables combats truffés d'insultes et de haine. C'est pour dire que cette société française est malade, xenophobe on le savait déjà, aujourd'hui on y rajoute l'homophobie.
Je vous le dis, la France est malade. Et si elle ne fait pas attention, elle s'isole de plus en plus dans le monde. Je ne parle pas du "Oui" ou du "Non, mais de ce climat de peur de l'autre qui, aujourd'hui encore par les lois Sarkozy et Perben, n'arrangent rien la sympathie que l'on peut avoir pour la France. Et en Europe il y a d'autres pays qui sont plus accueillants et qui ont une société qui évolue...
Bref, après avoir avalé un hamburger, je suis allé au
Raidd Bar. Entre Music of the 80's et mec sous la douche, pas mal de monde, peu d'échanges avec les gens. Alors que le Cox s'était vidé vers 21h30, le Raidd Bar était bondé. Je vous le dis moi où il faut sortir...
Minuit... minuit vingt... corps rempli de gin orange (2), whisky coke (2), gin tonic (1!), bières (je ne compte plus), direction
Le Transfert.
Neil l'américain d'une cinquantaine d'années, fasciné par ce lieu,fasciné aussi par les politiques françaises. Un irlandais fou de latex et qui le porte bien et me le montre bien!
Puis un mec de
Sida Info Service que j'ai déjà vu baiser sans capote à multiples reprises.
Quelques verres m'aidant, je me rends dans la backroom. Un mec, deux mecs, puis quatre mecs. Et puis voilà, baise sans capote. Faut dire les choses comme elles sont : mecs en chaps, offrant son cul à l'un, puis à l'autre, puis encore un troisième pour revenir au premier, au deuxième et ainsi de suite. Tout cela sans capote.
J'ai essayé d'enculer aussi, avec capote, ça a été trois peut-être quatre coups, puis le mec a voulu retirer la caopte. J'ai refusé. Il n'a pas voulu continuer.
Ceci va au-delà du bareback. Ceci va au-delà du relapse. Ceci va au-delà de tout. Et mérite une étude plus approfondie.
J'ai parlé à un des "actifs" plus tard au bar, le "passif" n'étant pas disponible. Je lui ai demandé si cela ne le gênait pas de ne pas utiliser de capote. La réponse était "que chacun sait ce qu'il fait".
J'ai l'impression que nous sommes dans une impasse grave et à laquelle aucune association de lutte contre le sida a accès, tant qu'elles ne changent pas de stratégies et tant qu'elles ne s'intéressent pas à la vie des gays, leur sexualité, leurs pratiques sexuelles, leur santé sexuelle, leur désirs, leurs plaisirs, mais leurs backrooms.
On en reparlera.